Une histoire d’orgue

A la fin du mois de juin, l’Association Mission Saint Laurent a organisé à Orléans un événement musical et culturel intitulé « Une histoire d’orgue entre Orléans et Nalchik ». Cinq musiciennes de notre paroisse ont pu y prendre part.

Certaines d’entre elles ont pu jouer pour la première fois sur un véritable orgue. Elles ont pu rencontrer Clément Couturier (l’organiste de la paroisse Saint Laurent) et le facteur d’orgue Michel Gaillard. Autre grande découverte : les orgues de la cathédrale d’Orléans et celles de l’église Saint Marceau.

L’événement central de ces journées fût le concert donné par les artistes français et russes le vendredi 29 juin au soir.

En plus de la vie de prière à la paroisse Saint Laurent, nos amies ont pu prendre part à la liturgie par un passage au Carmel d’Orléans, à l’Abbaye Saint Benoît-sur-Loire, à Notre-Dame de Paris, à la Rue du Bac. Toutes ces expériences leur ont donné de toucher ce qui fait l’unité et la diversité de notre liturgie latine. Une journée avec les Amis des Orgues de Saint-Péravy la Colombe leur a permis de voir le grand nombre de bénévoles qui humblement se dévouent pour embellir le service de la liturgie dans beaucoup de petites paroisses.

Frère Karl-Emmanuel qui les accompagnait a été étonné de voir comment la simple passion pour un même instrument pouvait rassembler des personnes d’horizons si différents… L’orgue, comme facteur d’unité ! Michel Gaillard nous disait que l’orgue est comme un trait d’union entre le monde et le ciel. Et de fait, l’orgue a suscité un échange culturel intense entre personnes de différentes origines mais unies par la foi, l’orgue a fait ressentir de manière vécue quelque chose du mystère de la foi, et enfin l’orgue a permis aux artistes de mettre leur talent au service de la liturgie.

Au nom de nos cinq musiciennes, Alla, Nina, Lena, Lena et Lena, nous exprimons notre reconnaissance à toute l’équipe d’accueil coordonnée par Emmanuel de Montecler et pour leur remarquable travail d’organisation, ainsi qu’à nos sponsors : la Caisse des Dépôts et Consignations et l’Association Mission Saint Laurent.

 

Ascension de l’Elbrous

Du haut de ses 5642 m, le paisible volcan blanc à deux sommets domine la chaine du Caucase et toute notre république. Il est accessible aux touristes expérimentés surtout pendant les mois de l’été. Frère Dan a pu le gravir la semaine dernière. Il faisait partie d’un groupe conduit par Liza, cette amie allemande de la communauté qui vit et travaille comme guide ici depuis plus de 15 ans. Voici quelques photos et une courte vidéo de l’ascension. Si parmi vous il y en a qui sont prêts à tenter l’exploit, l’Elbrous vous attend !

(Merci à Catherine Michelet de son aide pour le montage photo-vidéo !)

Vautours et autres rapaces dans le Caucase

Depuis quelque temps, nous avons commencé à photographier tous ces grands oiseaux qu’on aperçoit régulièrement sur la route de Nalchik a Blagoveshenka, ou bien dans nos balades en montagnes. En essayant d’identifier ces oiseaux, nous avons constaté qu’il s’agissait surtout de vautours et d’aigles, oiseaux qu’on ne voit pas facilement. Voici, ci-dessous, quelques unes de nos photos et les descriptions plus précises, trouvées sur internet.

La perfection du vol…

Le dejeuner…

La bagarre…

Le vautour fauve (Gyps fulvus)

Habitant des falaises escarpées et des zones rocheuses offrant des parois riches de cavités où il pourra nicher, le vautour fauve hante les canyons et les gorges de sa large silhouette, glissant le long des murs de pierre ou planant en groupe dans les courants thermiques, animant le bleu du ciel. Il suffit de lever les yeux. Certains tournoient dans les airs, d’autres restent posés au bord des précipices. (Pour en savoir plus…)

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Le vautour moine (Aegypius monachus) (Comme quoi nous ne sommes pas les seuls moines de la république…)

Le Vautour moine est l’un des plus grands vautours de l’Ancien Monde. Son plumage est brun foncé sur la majeure partie de son corps. La calotte crânienne est couverte d’un duvet gris clair voire blanchâtre, nettement plus clair que le reste du plumage, ce qui peut passer de loin pour une tonsure : cela est à l’origine de son nom vernaculaire de vautour moine, et de son nom d’espèce scientifique monachius.

Le Vautour moine est en moyenne un peu plus grand que le Vautour fauve (Gyps fulvus). En vol, sa silhouette est plus semblable à celle d’un aigle du fait des ailes uniformément larges, de la tête plus visible et du plumage tout foncé. La forme de ses ailes est nettement rectangulaire chez le Vautour moine, alors que les bords antérieurs sont nettement courbés chez le Vautour fauve.

Le Vautour moine est une espèce extrêmement vulnérable considéré comme quasi menacé par l’IUCN (NT). Le Caucase et le sud de la Russie en comptent environ 100 couples, et la France uniquement 20 couples. (Pour en savoir plus…)

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Le vautour percnoptère (Neophron percnopterus)

Plus petit que les autres vautours, ce rapace blanc et noir à la face nue et jaune, nous fascine par son ingéniosité et son allure énigmatique. Objet de légende partout où il passe, sa présence revêt une importance culturelle non négligeable.

Transmises de façon orale depuis des siècles, ces légendes rendent évident son statut d’oiseau sacré. L’une d’elles rapporte le mythe de l’Oiseau Phoenix qui s’immolait par le feu pour mieux revenir, renaissant de ses cendres. Transformée au fil des siècles, c’est dans les îles Canaries où ce vautour est encore présent que l’on retrouve sa trace, assurant que lorsque cet oiseau sent la mort, il s’élève jusqu’au ciel et s’évanouit dans les airs… Ne le laissons pas s’envoler si loin, et profitons de sa présence tant qu’elle nous est offerte ! (Pour en savoir plus…)

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Aigle non-identifié (royal ?)

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Busard non-identifié…