Deux lectures intéressantes

Pour mieux connaître la Russie :

Sainte Russie

Alain Besançon

EDITION DE FALLOIS  mai 2012

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Pourquoi dit-on sainte Russie ? On ne dit pas « sainte France », « sainte Allemagne », « sainte Italie ».

Pourquoi dit-on la Russie éternelle ? Elle n’est pas si ancienne et elle a beaucoup changé.

Pourquoi, à propos d’un roman de Tolstoï, d’une pièce de théâtre de Tchekhov, d’un ballet de Tchaïkovski, revient si souvent l’expression l’âmе russe ?

Pourquoi attribue-t-on à cette âme la qualité de mystique ?

Ce sont des façons de parler, mais elles ont une histoire. Pour en retrouver l’origine il faut remonter à des orientations religieuses très anciennes. Alain Besançon a essayé d’en suivre le destin compliqué de siècle en siècle.

Français, nous avons admiré ou détesté la Russie pour les motifs les plus opposés. Pour sa religion, son anti- religion, sa barbarie, ses réalisations, son conservatisme, ses révolutions. Nous l’avons aimée ou haïe d’un amour de tête ou d’un amour de coeur, portés par nos propres passions, sans avoir pris la peine de l’étudier ni de la connaître comme elle est vraiment.

La Russie est ce qu’elle est et nous lui rendons mieux justice en écartant le prisme déformant des passions françaises.

 

 

 

 

Et pour mieux connaître le Caucase :

Peuples et religions du Caucase du Nord

Mariel Tsaroieva

KHARTALA avril 2011

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Sur les cols pittoresques du Caucase du Nord et dans les vallées de ses rivières impétueuses habitent plus de cent peuples et peuplades, qui font l’objet du présent travail. Ils parlent différentes langues, et il arrive souvent qu’un aoul (village) n’en comprenne pas un autre. Les montagnards caucasiens ont conservé des us et des coutumes, qui plongent souvent leurs racines dans les premières civilisations de l’humanité. En dépit de leur diversité ethnique et linguistique, les montagnards caucasiens ont élaboré, durant des siècles de leur vie commune dans les montagnes, un droit coutumier, qui les unissait et qu’ils devaient suivre, quels que soient leur statut ou leur situation matérielle. Parmi les règles principales de ce droit coutumier il y a : l’égalité, la liberté, le respect de la vieillesse et de la femme, l’hospitalité…

Actuellement, ils sont musulmans, soufis, hormis approximativement 60 % d’Ossètes, qui sont Chrétiens orthodoxes. Or au fil de leur histoire multiséculaire, ils ont côtoyé trois religions, les uns plus longtemps que les autres : le polythéisme (leur religion « naturelle »), le christianisme, puis l’islam. Dans cet ouvrage est décrite la rivalité, qui a duré presque mille trois cents ans, entre différents empires (Byzance, Iran, Turquie et Russie), qui ont essayé d’imposer, avec leur suprématie, leurs religions respectives : le christianisme, puis l’islam. Sont également présentées les raisons du passage des montagnards d’une religion à l’autre et pourquoi ils ont finalement adopté l’islam soufi.

Mariel Tsaroieva, francaise d’origine ingouche, est docteur en his­toire des religions (INALCO, Paris, 2002). En 2005, elle a soutenu à I’EPHE à la Sorbonne une thèse de post-doctorat consacrée aux rela­tions culturelles et linguistiques entre peuples autochtones caucasiens et ceux de la Mésopotamie et de l’Anatolie antiques. Elle y est maître de conférences. Elle a publié plusieurs ouvrages et articles sur l’histoire des religions et des civilisations caucasiennes.

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