Le 15 Août à Blagovechenka

C’est au village au nom si adapté, en russe Blagovechenka vient de Blagovechenié (Annonciation) que nous avons tous fêté la Vierge Marie le 15 août.

Un bus a fait le voyage de Naltchik, et frère Laurent est allé chercher les paroissiens de Prokhladny.

C’était un jour d’importance pour trois de nos fidèles petites paroissiennes, Ioulia, Nastia et Vicka qui revenaient de trois jours de retraite auprès de nos sœurs Missionnaires de la Charité pour faire leur première communion. Revêtues d’une belle robe blanche et couronnées de fleurs elles étaient attentives et  pas vraiment émues devant l’autel où trois prêtres ont célébrer la solennité de l’Assomption. Fr Dan a assuré la prédication, suivie avec intérêt et non sans une certaine tristesse, car c’était en quelque sorte la messe d’adieu de notre frère qui à la fin du mois quittera la Russie pour son pays natal, la Roumanie où le prieuré de Bucarest l’attend comme prieur.

Après un repas frugal et un tranquille moment de repos, nous avons fait la petite procession dans le village, et c’est Vladik qui portait dignement Notre Dame de France, et chacun, en chantant l’hymne acathiste, a pu confier à ses intentions profondes à la maternelle intercession de la Vierge Marie.

L’office de vêpres, chanté dans notre chapelle « provisoire », clôturait la journée.

Le mont Elbrouz

Le mont Elbrouz ne fascine pas seulement frère Dan qui en est devenu familier puisqu’il en a fait trois fois  l’ascension. Le mont Elbrouz est mythique, n’est-ce pas là que Prométhée, en personne fut enchainé ?

L’Elbrouz, pour certains, il est le sommet de l’Europe, mais ici on a seulement l’impression que c’est l’Europe qui est à ses pieds.

Au début du XIXème siècle le Général Emmanuel, serbe au service du tsar, a fait une expédition réunissant kabardes et balkars pour en gravir le sommet. [Les caucasiens, amateurs de rapprochements hâtifs, ont vu en Frère Karl EMMANUEL, un descendant du fameux général !]

Depuis quelques années quelques cavaliers et alpinistes commémorent cet évènement, et ce sont les ennemis d’hier, les cosaques et les caucasiens qui se retrouvent maintenant pour cette équipée.

Cette année, père Laurent qui n’est pourtant ni cosaque, ni kabarde, ni balkar, s’est joint à ce groupe. On ne peut plus cacher l’intérêt, que dis-je, la passion de père Laurent pour l’équitation et pour le cheval kabarde, et c’est à ce titre qu’on le considère comme un vrai caucasien d’adoption et qu’il a été invité.

Catherine Michelet, amie du prieuré qui entamait sa Route Transeuropéenne du Cheval Caucase-Pyrénées, était l’autre invitée de cette expédition.

P Laurent et Pégase, son cheval de prédilection, (Pégase, le cheval ailé ! si seulement c’était vrai, les fesses de Laurent auraient moins souffert), a d’abord fait 70 km pour gagner Piatigorsk, puis avec le groupe réuni, 150 km pour arriver aux pieds de la face Nord du célèbre Mont.

150 km à travers les hauts plateaux du Caucase, sauvages et majestueux, avec l’Elbrouz en ligne de mire.

P Dan et P Baudouin-Marie ont voulu vérifier « de visu » la réalité de cet exploit et ont décidé de se rendre eux aussi aux pieds de l’Elbrouz mais, plus prosaïquement en Lada Niva, ce petit véhicule 4X4 russe à toute épreuve.

Et bien oui, père Laurent l’a bien fait, nous l’avons retrouvé bien vivant et émerveillé par tout ce qu’il avait pu admirer, au rythme des pas de sa monture, de l’extraordinaire beauté de la création que le Seigneur a dispensé avec largesse en ces lieux.

Les kabardes et les balkars musulmans, sont caucasiens par le sang, les cosaques orthodoxes sont caucasiens par l’histoire, et Père Laurent, catholique, s’il est devenu caucasien par le cheval, l’est aussi devenu parce que comme saint Paul, il se veut tout à tous (1 Co 9, 22). Et ça, c’est une leçon pour ses frères.

Vautours et autres rapaces dans le Caucase

Depuis quelque temps, nous avons commencé à photographier tous ces grands oiseaux qu’on aperçoit régulièrement sur la route de Nalchik a Blagoveshenka, ou bien dans nos balades en montagnes. En essayant d’identifier ces oiseaux, nous avons constaté qu’il s’agissait surtout de vautours et d’aigles, oiseaux qu’on ne voit pas facilement. Voici, ci-dessous, quelques unes de nos photos et les descriptions plus précises, trouvées sur internet.

La perfection du vol…

Le dejeuner…

La bagarre…

Le vautour fauve (Gyps fulvus)

Habitant des falaises escarpées et des zones rocheuses offrant des parois riches de cavités où il pourra nicher, le vautour fauve hante les canyons et les gorges de sa large silhouette, glissant le long des murs de pierre ou planant en groupe dans les courants thermiques, animant le bleu du ciel. Il suffit de lever les yeux. Certains tournoient dans les airs, d’autres restent posés au bord des précipices. (Pour en savoir plus…)

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Le vautour moine (Aegypius monachus) (Comme quoi nous ne sommes pas les seuls moines de la république…)

Le Vautour moine est l’un des plus grands vautours de l’Ancien Monde. Son plumage est brun foncé sur la majeure partie de son corps. La calotte crânienne est couverte d’un duvet gris clair voire blanchâtre, nettement plus clair que le reste du plumage, ce qui peut passer de loin pour une tonsure : cela est à l’origine de son nom vernaculaire de vautour moine, et de son nom d’espèce scientifique monachius.

Le Vautour moine est en moyenne un peu plus grand que le Vautour fauve (Gyps fulvus). En vol, sa silhouette est plus semblable à celle d’un aigle du fait des ailes uniformément larges, de la tête plus visible et du plumage tout foncé. La forme de ses ailes est nettement rectangulaire chez le Vautour moine, alors que les bords antérieurs sont nettement courbés chez le Vautour fauve.

Le Vautour moine est une espèce extrêmement vulnérable considéré comme quasi menacé par l’IUCN (NT). Le Caucase et le sud de la Russie en comptent environ 100 couples, et la France uniquement 20 couples. (Pour en savoir plus…)

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Le vautour percnoptère (Neophron percnopterus)

Plus petit que les autres vautours, ce rapace blanc et noir à la face nue et jaune, nous fascine par son ingéniosité et son allure énigmatique. Objet de légende partout où il passe, sa présence revêt une importance culturelle non négligeable.

Transmises de façon orale depuis des siècles, ces légendes rendent évident son statut d’oiseau sacré. L’une d’elles rapporte le mythe de l’Oiseau Phoenix qui s’immolait par le feu pour mieux revenir, renaissant de ses cendres. Transformée au fil des siècles, c’est dans les îles Canaries où ce vautour est encore présent que l’on retrouve sa trace, assurant que lorsque cet oiseau sent la mort, il s’élève jusqu’au ciel et s’évanouit dans les airs… Ne le laissons pas s’envoler si loin, et profitons de sa présence tant qu’elle nous est offerte ! (Pour en savoir plus…)

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Aigle non-identifié (royal ?)

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Busard non-identifié…

Album printemps 2012 (part 2)

La véillée du Jeudi Saint

et celle de la nuit de Pâques

"Allez annoncer a mes frères..."

"...et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps !"

Le valée de Bezenghi et le fameux "mur de Bezenghi" avec 4 sommets de plus de 5000 m.

Le campus des alpinistes, au coeur des sommets du Caucase

Le glacier...

...et la montagne dans toute sa beauté

Paix a vous !

Album printemps 2012

Printemps !

Le premier oiseau

Le vieil Elbrouz a passé encore un hiver.

" Au Seigneur sont les abîmes de la terre
et les hauts des montagnes sont à lui " (Ps. 94)

Les enfants vous saluent!

Photo d'identité

Moi aussi, je ferai du cheval quand je serai un peu plus grand !

Notre évêque, sa devise...

...et la nôtre.

Dans l'attente de la Résurrection