La doyenne de notre paroisse a fêté ses 90 ans.

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Maria entourée de deux de ses filles, la troisième vit en Ukraine.IMG_9185

 

Elle avait réservé une salle et invité famille et amis pour ce grand événement.

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Maria a tenu que ce soit de « son » vin que l’on boive le jour de son anniversaire.

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Maria Adolfovna est une de nos plus fidèles paroissiennes de Nalchik.

Il n’est pas encore 9 heures du matin que chaque dimanche elle est présente dans notre chapelle.

Sa vie est un exemple de ce que beaucoup de personnes ont vécu en Russie au 20ème siècle.

Maria Adolfovna est née le 16 juin 1923 en Pologne, dans un village qui se trouve actuellement en Biélorussie. Ses parents étaient des agriculteurs moyens, ils possédaient 9 hectares de terre, deux chevaux, deux vaches, des moutons et de la volaille. Travailleurs acharnés ils gagnaient de quoi agrandir leur petite exploitation.

La seconde guerre mondiale a fait de cette portion de Pologne un territoire de l’Union Soviétique, tous les biens de cette famille ont été confisqués.

Maria s’est mariée et a eu trois filles. C’est plus tard qu’ils se sont retrouvés dans le Caucase. Son mari est décédé juste après avoir fini de construire leur maison de Nalchik, c’était en 1957. Marie n’a pas voulu que ses enfants lui soient retirés, elle a voulu les élever seule. Mais cela ne s’est pas fait sans sacrifice, et quel sacrifice !

Dans  les années soixante, la persécution religieuse avait repris vigueur, et Maria qui ne craignait qu’une chose c’est que ses enfants lui soient retirés, ne leur a jamais parlé de Dieu.

A l’école, il aurait suffit d’un mot des enfants au sujet d’une prière en famille pour qu’ils soient immédiatement placés en orphelinat. Maria, qui gardait sa foi catholique dans son cœur et qui ne comptait que sur l’aide de Dieu pour que ses enfants lui soient laissés, a fait ce sacrifice qui lui coûte encore maintenant.

Aujourd’hui ses filles sont de ferventes chrétiennes, elles ont trouvé la foi dans une communauté baptiste, Maria est heureuse de ce qu’elles connaissent Jésus, mais elle regrette qu’elles ne soient pas près d’elle à la messe du dimanche.

Maria a travaillé dur pour élever seule ses trois filles, elle était « ouborchitssa» , balayeuse dans un gymnase. Ne pouvant toucher sa retraite, elle a travaillé jusqu’à 85 ans et a dû faire un procès pour obtenir enfin, de toucher une petite pension.

Elle vit seule dans sa maison, fait encore conserves et confiture et aussi son vin, qui, dit-elle est un des secrets de sa longévité.

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Mariage de Rachid et de Masha

Nous avons célébré cet après-midi dans notre chapelle paroissiale de Nalchik, le mariage de Rachid et de Masha. Depuis 3 ans, mois après mois, Rachid a recommencé littéralement une nouvelle vie, auprès des sœurs Missionnaires de la Charité. Les voir aujourd’hui s’unir par les liens du mariage, c’est pour nous le signe que le Christ est à l’œuvre parmi nous. Nous rendons grâce à Dieu.

« Vacances avec Dieu » au bord de la Mer Noire

Cette année nous avons, comme l’année passée, organisé nos « vacances avec Dieu » dans la ville de Sotchi. Nous avons cette année limité l’âge des participants à 13 ans et aussi limité les places, ce qui fait que nous n’avions que 10 enfants de notre mission de Kabardino-Balkarie. Heureusement se sont joint à nous les jeunes de la paroisse du secteur voisin qui est à 80 km de Naltchik et au final nous étions un groupe de 28 personnes.

Sotchi se trouve à 300 km à vol d’oiseau de chez nous, mais par la route, nous devons en faire 700. Les plus impréssionnants étant les derniers 200 km que nous faisons en la moitié du temps nécessaire au voyage de 12 heures. En effet ce sont de continuels serpentins surplombant la mer… pas plus de 100 m de ligne droite, contraste assez frappant avec les km de steppe que nous trouvons au nord de chez nous!

Nous avons été très bien accueillis par la paroisse de Sotchi. Une sœur nous faisait la cuisine et l’autre nous donnait les cours de cathéchèse. Russe, elle a cet avantage de pouvoir enseigner la foi avec tact et à propos à nos enfants… Le jeudi soir, veille du Sacré Cœur de Jésus, nous avons eu une veillée d’adoration avec ces trois intentions: être avec Jésus, comme le soir du Jeudi Saint, demander au Cœur Miséricordieux de Jéus de verser ses grâces sur nous et enfin de nous donner les vocations dont notre mission a besoin. Nous avons pu constater avec joie  la grande ferveur des enfants. Les garçons étaient particulièrement fervents, chaque jour deux d’entre eux se proposaient de servir la messe.

Le groupe d’enfants de la paroisse voisine est un groupe essentiellement d’origine Assyrienne, et la piété est chez eux encore très forte, comme dans les communautés arméniennes. Il est agréable d’enseigner l’intelligence de la foi et d’éduquer le sens de la vertu religieuse pour que les gestes accomplis deviennent des geste du cœur!

Enfin, un tout petit mot pour vous parler de la situation économique des enfants que nous avons accueillis. Sur 10 enfants, 4 seulements ont pu donner la cotisation de 2000 roubles (50€)qui leur était demandée. Les frais réels s’élevaient à 8000 roubles (200 €) par enfant. Bien sûr nous avons pu voir la bonté des uns et des autres: qui nous a fait le bus moins cher, qui a réduit le prix des places sur le bateau, la gratuité pour le delphinarium… nous tenons a remercier et assurer de nos prières chacun de nos généreux donateurs, surtout l’œuvre RENOVABIS qui  nous a permis de couvrir l’intégrité des frais restants.

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« L’Evangile de la Vie » en KBR !

Dans la lumière du Christ Ressuscité, ce week-end, à la demande des quelques jeunes couples, qui ont commencé de se réunir quelques fois au cours de cette année, nous avons invité le directeur de la Caritas de Sochi, Alexandre Gregorievitch, un médecin arménien catholique, spécialisé pour parler sur la transmission de la vie.

Samedi en fin d’après-midi à Nalchik, la journée de dimanche à Prokhladny, et dimanche en fin d’après-midi à Blagoveshenka. Partout il a passionné ses petits auditoires de dix à quinze personnes. Il rendu lucide sur les maillons de la chaîne de « culture de mort » caractéristique du monde contemporain, mais surtout a présenté avec justesse, et non sans humour, la beauté et les exigences de la « culture de la vie ».

Au cours de son passage, une paroissienne, Olga, a décidé de se former pour accompagner les jeunes mères de familles et pour l’éducation à la vie et l’amour des jeunes sont proches de la paroisse.

Alexandre a un don de parler, et de faire réfléchir qui a beaucoup plu. Grâce à ce passage, les paroissiens qui sont venue l’écouter ont mieux pris conscience de la beauté du trésor de « l’Evangile de la Vie », ils ont mieux compris comment en vivre, et comment le partager au-delà des dénominations confessionnelles tant ce message est fondamentalement universel.

Ce fut particulièrement émouvant de voir comment la petite fraternité des « rescapés » que les sœurs de Mère Teresa nous confient à Blagoveshenka, écoutaient avec attention et gravité, tant ils comprennent par leur propre expérience les enjeux de cette quête de lumière de vie. Voilà comment nous essayons de nous approprié cette partie si caractéristique de l’héritage spirituel du Bienheureux pape Jean-Paul II.

Brèves de Cârème.

La boutique qui se trouve tout contre le mur de notre chapelle et qui abritait quatre magasins a souffert un incendie dans le nuit du samedi à dimanche dernier. La cause semble en être le mauvais état des circuits électriques. Les pompiers sont arrivés à temps pour que les pertes ne soient pas trop grandes. Les réparations sont en cours.

Cela a des conséquences aussi sur les frères. De fait, un des magasins vendait des CD de musique et pour attirer les clients, la musique était diffusée dans la rue pendant une bonne partie de la journée. Nous ne pourrons donc plus écouter pendant l’adoration du soir tous les hits des années ’80-90, comme on s’y était habitués depuis plusieurs années… Mais, enfin, carême signifie sacrifices….

 

Notre chapelle et nos voisins. Vue prise de la rue.

Les pompiers au travail. Photo prise de notre fenetre.

* * *

Dans le cadre du programme « Mon pays n’est pas une poubelle », les frères ont commencé la lutte contre le tas d’ordures devant l’appartement de Nalchik. Il s’agit de ramasser dans des grands sacs les poubelles que les gens jettent au pied de l’arbre devant notre porte, pour les transporter ensuite à la benne, 150 mètres plus loin. Visiblement, on avance à contre-courant dans ce domaine… C’est comme dans les comptes de fées, ce que l’on construit pendant le jour disparaît (plus exactement réapparaît) pendant la nuit… Le pari est de renverser une mentalité bien bétonnée…

 

Concert d’orgue à Nalchik.

Nous vous avions déjà parlé des concerts d’orgue de Nalchik et de Prokhladny. Une fois par trimestre, nous essayons d’offrir un moment de musique à nos amis et paroissiens. Le dernier concert a eu lieu dimanche dernier, à Nalchik. Une quarantaine de personnes étaient présentes pour écouter Lena et Ira, nos deux organistes. Celles-ci ont beaucoup travaillé pour préparer ce concert. Pendant plusieurs semaines elles sont venues répéter presque tous les après-midi.

Lena est professeur de piano dans une école de musique de Nalchik. Ira travaille comme pianiste-accompagnatrice au théâtre de la ville. Toutes les deux ont suivi à la cathédrale catholique de Moscou, plusieurs sessions de formation à la pratique de l’orgue, avec des maîtres et des professeurs venus d’Europe. (De fait, la musique d’orgue est peu connue et peu pratiquée dans ce pays orthodoxe qu’est la Russie, car la liturgie byzantine se pratique sans instruments). Chaque semaine à Nalchik, à tour de rôle, elles viennent accompagner à l’orgue les chants de la messe dominicale, ainsi que la messe et les vêpres du lundi et du vendredi.

Sans être encore au sommet de leur art, elles progressent cependant dans la découverte de cet instrument, par un travail constant. Voici deux extraits du dernier concert.

(Veuillez excuser la qualité artisanale de l’enregistrement, c’est un premier essai vidéo. On essaie de progresser nous aussi…)

 

Album hiver 2012, (II)

Maintenant Prokhladny:

Notre lieu de prière dans cette ville.

 

Irina, notre coopératrice, le moral toujours haut, même à -20 degrès.

 

Le ciel... On dirait qu'une éruption de l'Elbrus à eu lieu!

 

La ville de campagne, tranquille sous la neige.

 

Et, pour finir, Nalchik:

Bénédiction de la maison de tante Emilia, 86 ans, 20 ans passés en déportation au Kazakhstan.

 

Qui d'entre vous a vu encore des fleures de glace dans son enfance? Photo prise chez les soeurs Missionaires de la Charité.

 

Jour et nuit, elles continuent de prier.

 

2012 c'est l'Apocalypse!... "On vous avait prévenus..."