Dernière rencontre de la session sur l’amour conjugal.

Les curieux qui ont participé épisodiquement ont dit unanimement leur étonnement et joie de partager ces moments avec nous, nos volontaires fidèles ont témoigné de leur reconnaissance pour ces témoignages et enseignements bibliques vivants, clairs, pratiques et spirituels. Albina et André ont remercié pour cette invitation, c’était la première fois qu’ils ont donné une telle session.

Le dernier thème était sur le pardon et l’amour mutuel. La densité du thème qui touchait tout les monde nous a laissé dans le silence, le partage s’est mis en place doucement mais de ânière très profonde. Cela a permis aux participants, selon leurs souhaits d’insister sur tel ou tel point qui les ont marqué, les ont poussé à réfléchir à avancer.

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Visite de l’Association Jean XXIII

Soeur Alberta coordonne 3 maisons dans notre diocèse, à Elista, Volgograd et Astrakhan. Dans ces maisons sont reçus des personnes en situation limite (famille, santé…) Leurs maisons sont de véritables foyers de lumière et de vie. Une délégation d’Astrakhan et d’elissa sont venus passer 4 jours à Blagoveshenka pour la plus grande joie de tous. Nos volontaires ont été très heureux de partager avec les leurs. Précieux moment de partage, d’échange, d’amitié et de prière. 3 de leurs garçons ont passé une journée mémorable en montagne. Leur volontaire italien Luca était tou content de se faire prendre en photo sous la fresque de son saint patron St Luc !

Les jeunes réfléchissent sur le mariage.

André et Albina sont des amis depuis plusieurs années, ils sont nés en Ukraine et ont découvert la foi chrétienne dans la mouvance baptiste. Ils vivent un heureux mariage depuis 23 ans. Ils ont accepté de témoigner et de présenter les fondements évangélique du mariage chrétien à nos jeunes. Nous avons déjà eu 4 rencontres et mardi prochain nous clôturons ce cycle enrichissant, pédagogique, éducatif et fraternel. Nos jeunes ont été si heureux qu’ils ont tour à tour invité l’un ou l’autre de leurs amis.

Nous sommes partis de la parabole de la maison bâtie sur le roc, avons cherché ensemble quels sont les fondations, les murs et le toit de cette « maison commune ». André propose un temps de chant priants et recueillis accompagnés à la guitare, puis un échange soutenu par diaporama puis nous terminons par une collation.

Nous nous sommes remémorés l’histoire du salut, la création, la chute et le salut, avec le récit de la reine Esther. Nous avons réfléchi sur la complémentarité voulue par Dieu dans la création entre l’homme et la femme et les besoins propres des uns et des autres. Nous avons essayé de comprendre comment mieux communiquer, résoudre les conflits, pardonner… aimer de manière lus authentique.

Cette série de rencontre à thème réussie en appèle d’autres… nous espérons une présentation organique des bases de la foi chrétienne. Les images qui suivent sont prises des 4 premières rencontres, même si on ne lit pas le russe, on peut appréhender le sérieux de la préparation et du contenu !

 

Bon anniversaire Renat!

Renat a été baptisé avec son petit frère Maxime par fr. Karl-Emmanuel l’an dernier. Il est réservé, timide et en même temps audacieux et parfois un peu casse-coup… Notre garçon cette année reçoit son premier passeport russe, c’est un évènement important pour un jeune de se sentir officiellement membre de sa patrie, même s’il n’est pas encore majeur.

A la paroisse, nous avons fêté cet événement, et chaque enfant autour de la table lui a formulé ses meilleurs souhaits… Pas besoin d’alcool pour délier les langues de nos petits poètes : un peu de soleil et de bon humeur suffisent. Beau moment de fraternité.

 

« Moi, Je suis le pain de vie… »

Selon la proposition du rituel en usage en Russie, nous avons organisé après la messe une procession du saint sacrement dans nos paroisses dimanche de la Fête-Dieu. Ce fut un beau moment de foi fervente.

Evangile selon St Jean, chapitre 6, 30-35

Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

« Dieu est amour… »

Les fêtes de la Pentecôte, de la Ste Trinité, du Sacré-Coeur et du Coeur Immaculé de Marie, sont autant de regards contemplatifs, d’admiration et d’émerveillement auxquels l’Eglise nous invite et nous conduit maternellement.

Tous nous essayons de faire nôtre ces dons, au jour le jour dans notre vie quotidienne, malgré les pièges et les obstacles, intérieurs et extérieurs. Le pape François de manière très concrète, en pédagogue ouvre à la réalité de ces mystères, après les magnifiques perspectives théologiques de l’encycliques du pape Benoit « Dieu est Amour » : 

 » 1. «Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui» (1 Jn 4, 16). Ces paroles de la Première Lettre de saint Jean expriment avec une particulière clarté ce qui fait le centre de la foi chrétienne: l’image chrétienne de Dieu, ainsi que l’image de l’homme et de son chemin, qui en découle. De plus, dans ce même verset, Jean nous offre pour ainsi dire une formule synthétique de l’existence chrétienne : «Nous avons reconnu et nous avons cru que l’amour de Dieu est parmi nous».

Nous avons cru à l’amour de Dieu: c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie. À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. Dans son Évangile, Jean avait exprimé cet événement par ces mots : «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui […] obtiendra la vie éternelle» (3, 16)…

Un problème de langage

2. L’amour de Dieu pour nous est une question fondamentale pour la vie et pose des interrogations décisives sur qui est Dieu et sur qui nous sommes. À ce sujet, nous rencontrons avant tout un problème de langage. Le terme «amour» est devenu aujourd’hui un des mots les plus utilisés et aussi un des plus galvaudés, un mot auquel nous donnons des acceptions totalement différentes. Même si le thème de cette encyclique se concentre sur le problème de la compréhension et de la pratique de l’amour dans la Sainte Écriture et dans la Tradition de l’Église, nous ne pouvons pas simplement faire abstraction du sens que possède ce mot dans les différentes cultures et dans le langage actuel.

Rappelons en premier lieu le vaste champ sémantique du mot «amour» : on parle d’amour de la patrie, d’amour pour son métier, d’amour entre amis, d’amour du travail, d’amour entre parents et enfants, entre frères et entre proches, d’amour pour le prochain et d’amour pour Dieu. Cependant, dans toute cette diversité de sens, l’amour entre homme et femme, dans lequel le corps et l’âme concourent inséparablement et dans lequel s’épanouit pour l’être humain une promesse de bonheur qui semble irrésistible, apparaît comme l’archétype de l’amour par excellence, devant lequel s’estompent, à première vue, toutes les autres formes d’amour. Surgit alors une question : toutes ces formes d’amour s’unifient-elles finalement et, malgré toute la diversité de ses manifestations, l’amour est-il en fin de compte unique, ou bien, au contraire, utilisons-nous simplement un même mot pour indiquer des réalités complètement différentes ?

«Eros» et «agapè» – différence et unité.

3. À l’amour entre homme et femme, qui ne naît pas de la pensée ou de la volonté mais qui, pour ainsi dire, s’impose à l’être humain, la Grèce antique avait donné le nom d’eros. Disons déjà par avance que l’Ancien Testament grec utilise deux fois seulement le mot eros, tandis que le Nouveau Testament ne l’utilise jamais: des trois mots grecs relatifs à l’amour – eros, philia (amour d’amitié) et agapè – les écrits néotestamentaires privilégient le dernier, qui dans la langue grecque était plutôt marginal. En ce qui concerne l’amour d’amitié (philia), il est repris et approfondi dans l’Évangile de Jean pour exprimer le rapport entre Jésus et ses disciples… »

 

Aller-retour Gallilée / montagne

Sur la montagne le Seigneur a agréé le sacrifice d’Abraham, Il a donné le décalogue à Moïse, Il s’est révélé à Elie, Il a enseigné la voie des béatitudes, Il s’est manifesté aux apôtres Pierre, Jacques et Jean… Mais c’est en Galilée que le Christ ressuscité a donné rendez-vous à ses apôtres, dans la plaine, au carrefour avec les nations païennes. Ici nous avons la grâce de faire ce passage de l’un à l’autre, de la solitude des hauteurs à la rencontre de la plaine et des parvis…

Merci à fr. Dan de sa visite qui nous a entraîné à nouveau vers les cimes.