Fête de l’Assomption

Les trois paroisses se sont réunies à Blagoveshenka pour fêter l’Assomption : messe à midi, repas fraternel, détente, chant, promenade à cheval et vêpres au cours desquelles les enfants ont exprimé leur confiance en la Sainte Vierge Marie.

Cette année, je rendais grâce pour 30 ans de sacerdoce, et j’ai célébré avec la sobre chasuble en laine écrue offerte par mon grand père pour ma première messe. La présence des soeurs de Mère Teresa rappelait le message que l’on peut lire dans chacune de leur maison lorsqu’on se prépare à célébrer : « Prêtre de Jésus, puisses-tu célébrer cette messe comme si c’était la première, la dernière, l’unique..

Notre cher paroissien Boris avait invité trois des choristes baptistes qu’il fait travailler tout au long de l’année. Ainsi nous avons demandé à notre Mère du Ciel de rassembler dans l’unité tous ceux qui sont menés dans le baptême dans une vie de plus en plus sainte.

Frère Emmanuel nous a exhorté à la joie dans l’homélie, joie de Zacharie, joie d’Elisabeth, joie de l’enfant dans le sein de sa mère, joie de Marie.

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Un groupe de la paroisse de Volgograd en vacances à Blagoveshenka.

Depuis plusieurs années les soeurs prémontrés au service de la paroisse St Nicolas de Volgograd viennent passer une semaine de « vacances avec Dieu » à Blagoveshenka. Ils apprécient le calme, la vie simple à la campagne, la proximité des montagnes, les chevaux et la beauté de l’église !

Cette année ils étaient 20 enfants et jeunes, avec 5 adultes, le père Laurentius était très heureux d’avoir pu venir. Son sourire, sa paix et sa bonté ont enchanté ceux qui l’ont rencontré. Notre André a été député pour se mettre à leur service, notamment pour les guider et accompagner en excursion, belle expérience de responsabilité pour lui. C’est notre Lena qui était la fée de la cuisine, car « le moral est dans la gamelle » !

 

Sainte Nino, apôtre de la Georgie.

 

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Sainte Nino serait donc cette esclave anonyme, une captive (de guerre ?) ou une captiva Dei [« une renonçante » pour Dieu], qui a amené la famille royale de Kartli (l’Ibérie des Anciens, l’actuelle Géorgie orientale) à la foi chrétienne en provoquant d’abord la conversion de la reine Nana qu’elle avait préalablement guérie d’une maladie mortelle, par sa vie édifiante et humble.

Cette première conversion fut suivie de celle de son époux, le roi Mirian vers 331/337, selon une tradition que Rufin tient d’un prince des Ibères, Bacarios, rencontré à Jérusalem alors qu’il était Dux Palestinae au début des années 380. Bacarios était lui-même apparenté au couple royal décédé une vingtaine d’années plus tôt.

Même si une tradition fort suspecte (conservée dans le récit connu sous le nom de La conversion du Kartli) la dit originaire de Jérusalem et nièce de l’évêque Juvénal (début Ve siècle !), rien n’est assuré de l’identité de cette femme dont le nom de Nino peut simplement signifier la « Nonne ». Le martyrologe romain la nomme Christiana (« Chrétienne ») et la tradition copto-arabe Théognoste (« Connue de Dieu »). La première église de Kartli et le miracle la « Colonne vivante ») sont également liés au cycle de la femme-apôtre : on commence à construire la première église, une simple basilique avec des colonnes de bois, reposant sur des socles en pierre. Quand on veut ériger la troisième colonne, ni hommes ni bœufs n’en viennent à bout : elle demeure inexplicablement penchée sur sa base. Le soir tombe. On se retire. Nino reste en prière toute la nuit et quand on revient le lendemain matin, la colonne s’est redressée d’elle-même et demeure suspendue en l’air à un pied du sol ; soudain, elle descend et se met toute seule en place.

Alors même que F. Thélamon reconnaît en partie au récit de Rufin la valeur d’une transposition – dans des catégories romaines et chrétiennes – d’un mythe géorgien de fondation religieuse, l’historicité de l’apostolat de Nino est bien attestée. La présentation rufinienne de la captiva Dei est la transposition d’une réalité socio-religieuse du Caucase : Nino serait une kadag, une femme-chamane passée au christianisme. Toutefois, le nom de Nino n’est donné que par des sources plus récentes : Vie de Nino (VIIIe siècle) et la Conversion de la Géorgie (K’artlis-mok’c’eva) qui dépendrait du récit du diacre Grigol (VIIe siècle). Théodoret de Cyr et l’historien Socrate qui mentionnent également l’apostolat de Nino, dépendent l’un et l’autre du récit de Rufin.

Reliée artificiellement quoique anciennement au cycle de la martyre arménienne Hrip’simê, dont elle aurait été une proche qui aurait échappé au massacre selon Moïse de Khorène, Nino est encore parfois présentée comme arrivant en Géorgie après un pèlerinage en Terre Sainte où elle aurait rencontré l’impératrice Hélène. Arrivée en Kartli, Nino resta d’abord trois ans dans un endroit désert à l’extérieur des murailles de Mcxéta, puis la quatrième année, elle s’adressa à Sidonia et six autres femmes de la communauté – importante – juive qui devinrent ses premières disciples. La sixième année vit la conversion de la reine, puis l’année suivant celle du roi qui invoqua le Dieu de Nino alors qu’il s’était placé dans un péril extrême. Nino prit alors l’initiative d’envoyer un Géorgien, Jean (Ioané, 335-363 env.), recevoir l’ordination épiscopale des mains d’Alexandre de Constantinople, tout en refusant de paraître à la Cour, fidèle en cela à la pratique des kadag traditionnelles.

Par la suite, elle accompagna le roi Mirian dans ses campagnes de destruction des idoles et des temples, les populations païennes se retirant alors dans les vallées les moins accessibles du grand Caucase. On conserve curieusement deux homélies attribuées de cette apôtre mystérieuse, homélies à la théologie archaïsante, proche de la théologie des Pères syriaques. Certes cette attribution pose bien des questions mais elle pourrait donner une indication intéressante sur la possible origine de Nino et sur la pénétration de l’Evangile en direction du Caucase au milieu du IVe siècle. Puis Nino poursuivit seule ses tournées missionnaires en direction des vallées du Caucase, au nord et à l’est de Mcxéta, mais non sans être accompagnée par des troupes armées pendant une huitaine d’années et d’un prêtre grec, Jacques.

Même si ce n’est pas elle qui effectuait effectivement le geste sacramentel, la Vita indique à plusieurs reprise que Nino « baptise » les peuples qu’elle convertit, parfois après avoir fait « un peu » brandir l’épée par le capitaine qui l’accompagne. Vers 349, elle tomba malade et se dirigea vers Mcxéta. Et lorsqu’elle arriva en K’khoetie au village appelé Bodbé, elle ne put aller plus loin. Alors Rev, le fils du roi, Salomé, son épouse, et sa fille vinrent de la ville d’Udzharma et restèrent près d’elle comme gardes-malade. Le roi et sa femme Nana lui envoyèrent de Mcxéta l’archevêque Jean pour lui rendre visite et la ramener. Elle ne voulut pas mais elle recommanda le prêtre Jacques « pour qu’il occupe le siège après toi ». Et elle lui remit la lettre que la reine Hélène (la mère de l’empereur Constantin) lui avait écrite depuis son royaume et où elle la qualifiait d’apôtre et d’évangéliste, et elle donna le Bois de la Vie [de la Croix] à la reine Nana. L’évêque Jean offrit le sacrifice et fit communier Nino au corps et au sang du Christ, elle les reçut comme viatique de l’âme et elle remit son âme à Dieu, quinze ans après son arrivée au Kartli, 338 ans depuis l’Ascension du Christ, en 5838 de la Création. Et les deux villes de Mxcéta et d’Udzharma furent en émoi ainsi que tout le Kartli à cause de sa mort, et l’on vint ensevelir son corps revêtu de victoire à Bodé même, village de K’khoeti.

 Pascal DELAGE

Croix de la Grappe de sainte Nino aujourd’hui conservée à la cathédrale de (...)
Croix de la Grappe de sainte Nino aujourd’hui conservée à la cathédrale de Sion à Tbilissi
La Croix de la Grappe ou Croix de sainte Nino est une croix dont les bras sont légèrement incurvés vers le bas et qui est le symbole de l’Église orthodoxe apostolique de Géorgie. Cette croix selon la tradition a été apportée à la Géorgie par sainte Nino lors de la conversion du royaume au IVe siècle. Elle est faite en sarment de vigne et nouée par les cheveux de la sainte elle-même. Nino en fit don, lorsqu’elle arrive de Cappadoce à Mtskheta à la Cour d’Ibérie, pour la conversion de la reine, puis du royaume. La légende raconte qu’elle aurait été faite par la Vierge Marie.

Autres sources sur sainte Nino : https://orthodoxologie.blogspot.com/2008/01/sainte-nina-ou-nino-egale-aux-apotres.html

Paroisse orthodoxe géorgienne à Paris : http://saintenino.org

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Sainte Nino de Géorgie
Nina, Ninon, Christine ou Chrétienne.

Fêtée au martyrologe romain au 14 janvier: Au pays des Ibères au delà du Pont Euxin, au IVe siècle, sainte Ninon. Captive chrétienne, elle acquit, par la sainteté de sa vie, un tel respect et admiration de tous qu’elle attira la reine elle-même, dont le fils en bas âge avait retrouvé la santé grâce à ses prières, le roi et tout le peuple, à la foi du Christ.

 

Deux jours en Georgie avec qq volontaires.

Nous avions prévu un court voyage culturel et spirituel pour les volontaires qui nous aident au centre-enfant. La moitié se sont désistés pour des raisons tout à fait valables… et nous sommes partis à quatre : Boris (organiste), André, Nastia et moi.

Nous avons été logés chez les soeurs de Mère Teresa à Tbilissi, après un voyage interminable (13 heures à la frontière à cause de l’afflux des touristes et vacanciers : plus de 4 km de queue). Chez elle nous avons célébré la messe avec leurs pensionnaires.

Le Néocatéchuménat nous a invité à participer à une très belle soirée autour du sacrement de réconciliation. La paroisse St Pierre et St Paul est à l’origine de 5 communautés du Néocatéchuménat à Tbilissi grâce à la ferveur paisible de son curé, le père Adam, fidèle depuis 23 ans en ce lieu.

Nino, une volontaire des soeurs MC nous a emmené en excursion au tombeau de sainte Nino, égale aux apôtres, évangélisatrice de la Georgie, envoyée par la Vierge Marie, au 4 ème siècle. Magnifique moment de culture, d’histoire et de spiritualité.

Les pères Caméliens nous ont reçu dans leur centre de réhabilitation psycho-moteur et psychologique, où le pape a rencontré les pauvres et les malades lors de son voyage l’an dernier. Chaleureuse rencontre avec des jeunes volontaires polonais envoyés par la congrégation des Salvatoriens.

Visite d’un monument grandiose faisant mémoire de 4 000 ans de l’histoire de la Georgie, fondée sur l’Evangile, puis visite de la splendide cathédrale orthodoxe.

Ce « voyage de reconnaissance » en présage certainement d’autres, tant l’intensité des rencontres nous a rempli de joie, d’émerveillement et d’espérance grâce à l’hospitalité chaleureuse reçue partout, la ferveur de la prière, et la générosité du service… et la beauté fabuleuse du pays !

Au retour nous n’avons mis que 3 heures pour traverser la frontière, et le père Janush nous attendais avec une bonne soupe à Vladikavkaz !

 

 

Un été dans le sillage du Petit Prince.

Le service diocésain de la catéchèse nous a donné un beau parcourt pour vivre des « vacances avec Dieu » en suivant l’aventure du « Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry.

fullsizeoutput_ad23Une ou deux fois dans la semaine, nous écoutons un extrait lu de manière adapté pour susciter l’attention des enfants… Nos volontaires ont eu un peu peur de l’exigence, mais quelle a été notre surprise de les entendre raconter le récit dans les moindre détail 3 jours après, alors qu’on les trouvait un tant soit peu distraits. Curieusement tous les âges se sont attachés à la figure du Petit Prince.

1/ Le petit Prince reçoit un cadeau : une caisse avec un mouton tel qu’il le rêve… notre vie est un cadeau, nous pouvons aussi offrir des cadeaux.

2/ Le Petit Prince a un coeur d’or, il aime sa rose et se dévoue pour elle, il veut que sa planète soit belle et accueillante pour sa rose…