Ecole de la foi

Les enfants et les adolescents suivent « l’école du dimanche », les enfants selon un programme spécifique des soeurs de Mère Teresa, très pédagogique intitulé « le Bon Pasteur », les ados en lisant quelques questions de Youcat…

Le diocèse a proposé pour les adultes il y a déjà quatre an un programme sur trois ans de deux week end par ans.

Nous avions du retard pour la dernière session, ce à quoi nous avons remédié le week end dernier. Père Marcus, curé à Samara et soeur Marfa, qui sert aussi dans cette paroisse sont venus 3 jours, pour réfléchir à la vocation du chrétien dans le monde, à partir de l’Evangile, de quelques aspects de la doctrine sociale et de la vie et du témoignage de saints contemporains. Ils sont venus à 2 de Piatigorsk, 2 de Vladicaucase, 3 de Nalchik et 1 de Blagoveshenka… Malgré le petit nombre, l’enthousiasme était au rendez-vous, et tous se sont quittés en demandant comment on allait poursuivre le chemin parcouru

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Minicamp de Toussaint

A leur demande, nous avons organisé un petit camp de Toussaint au village, de 3 jours pour 6 garçons… sport, service, chant, grand air, prière : Merci Seigneur !

Khadiz, un voisin kabarde, qui a récemment organisé une course d’endurance à laquelle j’ai participé au nom du Centre, a donné 9 rouleau de foin pour nos chevaux. C’est une initiative et une marque d’attention remarquable à l’égard de notre service éducatif.

Prions pour la petite Macha.

Macha, a fêté ses 2 ans le 7 octobre, fête de N-D du Rosaire, jour de la visite pastorale de notre évêque. Depuis déjà quelques jours, sa grand-mère, Marina, avait remarqué qu’elle souffrait de manière inhabituelle. Le soir de cette belle journée de fête, revenu à la maison, le phénomène s’étant amplifié, on appelle les secours… puis tout s’enclenche, radio, hôpital… on découvre 3 tumeurs au niveau du coccyx, dont deux assez grosses (5 sur 7 cm). Envoyés à Moscou, les examens complémentaires montrent que le cancer s’est déjà répandu dans les poumons…

Qu’est-ce que le Seigneur attend de nous ? Qu’est-ce que cela signifie pour cette pauvre famille déjà tellement éprouvée ? Qu’est-ce que le Seigneur veut dire à notre petite paroisse si fragile ?

Des jeunes russes participent au synode des évêques à Rome

Voici le texte de la communication d’une jeune femme russe au synode des évêques à Rome. Ces réflexions situent très bien la situation dans laquelle nous vivons en Russie en général et particulier ici.

Ce regard lucide et bienveillant nous donne de partager des point d’attentions pour notre pastorale, et de nous ancrer dans la prière pour fortifier notre espérance dans la grâce du Seigneur.

https://vk.com/cathmos?w=wall-78018237_1326

Dear Holy Father, Synodal Fathers, brothers and sisters.

My name is Oksana, I’m from Russia, the country where catholic community is very small and young catholic people even fewer.

We live in an individualistic society and have many wounded young people who come to Church to find a family and to get warm. Many of them leave with time, usually because of lack of trust, engagement and responsibilities suited for their talents, they can’t find space and start looking for something new. Others just get used to be passive consumers because of everything is done by clergy and nuns. Facing these challenges young catholics in Russia are looking the best understanding of their role in the Church. Vocational theme is one of the most interesting, but at the same time most contradictional subjects.

First of all I believe that the word vocation should be rehabilitated in the eyes of Catholic communities and young people so that no one can doubt that vocation reduces to priesthood and consecrated life or the choice of life status. It is stated in the document, but it is still unclear in reality of many people. This view requires a broad lighting through catechism, preaching, meetings and testimonies.

Second point. Although each vocation is unique and needs personal accompaniment, we young people want to see more concrete and accessible examples of discernment and decision-making practices, especially in the light of the new evangelization. Sometimes young people can’t make life-long decisions because they’ve never had the practice of making even small decisions consciously. Therefore, guidelines, spiritual exercises and meetings in the context of more specific and actual topics (as profession or relationship) would be desirable to exercise to grow in vocation step by step.

Third point. I hope that the Synod and the following document will stimulate conferences of bishops to adapt the proposed practices to the specific conditions in their countries with broad involvement of young people and families to discussion. During these days the significant role of family in relation to vocation, discernment and accompaniment was frequently mentioned. I’m sure parents also have a voice and opinion about these issues, as well as the right to be heard and involved in process of discussion. I believe that involvement of all parties will bring a greater result and I hope that families will be also formed to accompany their children.

Fouth point. I would also suggest to support local and international meetings of young christian leaders and volonteers so that they can share their experience and practices and to be living witnessed of faith for each other.

It is obvious that we require the development of healthy practices of transfer or division of responsibilities, through which bishops and priests will have more opportunities to carry out their pastoral activities, and laity – their ministry.

I was amazed when I read the Instrumentum Laboris by the path that Church had offered to all participants, including me. I received an invitation to not just participate in the Synod, but to grow in my own vocation through the Synodal process. Here, just as the Synodal fathers learn to listen to us, we young people learn to speak openly and directly not to criticize, but to find a way to work together to solve problems.

I hope it is the beginning of a new type of relationship, based on dialog and engagement of younger people as allies. I really hope we all will find courage and space to develop this approach when we come back after the Synod and share it with our communities.

Thank you.

***

Al Sinodo dei giovani si parla anche dei problemi della Chiesa in Russia
https://goo.gl/HCr1qz

Visite pastorale de Monseigneur Clemens Pickel, notre évêque.

Pour donner le sens de cette visite, voici quelques réflexions de notre évêque prises sur son blog. http://kath-ru.blogspot.com

VENDREDI 5 OCTOBRE 2018 : Dans le silence du soir

Les gens m’attendaient ce soir. Pour les 100 km jusqu’à l’aéroport, le père Laurent a pris 100 minutes sur une route étroite et encombrée.

A 19 h 30, nous avons célébré la messe dans la chapelle de la paroisse Saint-Joseph, au centre de la capitale de la République  de Kabardino-Balkarie. Ensuite, avec les jeunes nous avons pris le temps de s’accueillir, de parler, jouer un peu de musique.

Une famille m’a parlé parce qu’elle voulait « apprendre à croire ». Il en a résulté une très, très belle conversation. Quelles bonnes personnes ! Puis, il y eut un dîner simple mais délicieux avec du fromage français et des fruits juteux du Caucase.

A la messe, je n’ai pas oublié de mentionner Faustina Kowalska, la sainte d’aujourd’hui. « Où est votre miséricordieux Jésus », avais-je commencé le sermon. Certains ont été surpris. D’autres ont immédiatement regardé dans la direction de l’image qui est affichée dans presque toutes les églises catholiques de Russie …

 

SAMEDI 6 OCTOBRE 2018 : Temps de parler

Difficile de dire comment un étranger devrait trouver l’Église catholique ici. Au coeur du centre-ville de Naltchik, au premier étage de cette maison, vivent les pères Laurent et Emanuel. La chapelle (tout ce que la paroisse possède à Naltchik) est en face au même étage. Le soleil d’automne vient juste de briller sur son mur extérieur.

Cette matinée était dédiée aux sœurs de Mère Teresa et à leurs protégées, l’après-midi aux prêtres, la soirée des jeunes.

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La lampe et son interrupteur dans la cage d’escalier m’ont fait de l’effet !

DIMANCHE 7 OCTOBRE 2018 : Église missionnaire?

Dehors, le soleil brille à nouveau. Aujourd’hui, nous nous rendons à Blagoveshenka, le cœur des communautés de Kabardino-Balkarie. Nous ne reviendrons que tard dans la soirée.

Hier soir, alors que les jeunes lentement, très lentement, avaient quitté la maison, nous nous sommes assis pendant longtemps avec les Pères à la table de cuisine en bois et avons parlé des tâches pastorales. J’ai été interrogé parce que, outre « nos » deux prêtres, leur supérieur régional est en visite.

« Devenir chrétien »  est toujours l’essentiel de la mission. Mais comment nous différencions-nous de ceux qui comptent sur les émotions, l’éloquence ou la publicité méthodiquement sophistiquée? Il me semble personnellement que la pastorale doit continuer à partir de nos communautés.

Le but est que des chrétiens «matures», «adultes», puissent réellement prier et faire en sorte que leur motivation en action découle d’une relation personnelle avec Dieu.

Souvent pour les gens être chrétien est un folklore ou une idéologie. Mais lorsque cette relation dynamique est là, elle agit comme si elle était seule et constitue la mission la plus prometteuse.

Partout à la maison

Le Caucase est toujours particulièrement cordial. Aujourd’hui à Blagoveshenka.  À l’arrivée, il était agréable de voir toute la chaîne de montagnes du Caucase du Nord, y compris l’Elbrus.

Le premier arrêt dans le village était auprès d’une famille de réfugiés syriens. Il s’en est suivi des discussions personnelles, comme avec un ami de longue date, sans aucun Bla-Bla.

Ensuite, la messe dans l’église du village, puis le déjeuner avec tout le monde, y compris le pasteur orthodoxe.

Alors que presque tous les enfants affluaient pour monter sur les  chevaux du centre paroissial, des adolescents et des adultes m’ont posé des questions à propos de la foi…Après les vêpres à l’église, nous rentrons chez nous à Naltchik …